Chocolats de Pâques : Jeff de Bruges, cher et riche en cadmium, pire élève selon l’UFC-Que Choisir

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À Pâques, on pense souvent au plaisir avant tout. Pourtant, derrière les lapins brillants et les œufs colorés, il y a parfois une réalité bien moins douce. Selon une enquête de l’UFC-Que Choisir, certains chocolats de Pâques sont chers, très sucrés et même riches en cadmium, un métal lourd dont on se passerait bien.

Pourquoi cette enquête sur les chocolats de Pâques fait parler

Chaque année, les rayons se remplissent de gourmandises. Les marques veulent séduire avec de jolies formes, des emballages brillants et des promesses de plaisir. Mais cette fois, l’attention se porte aussi sur la composition. Et ce n’est pas un détail.

L’UFC-Que Choisir a passé au crible 15 références de chocolats, de grandes marques comme de marques de distributeurs. L’objectif est simple. Voir si le goût, le prix et la qualité vont vraiment ensemble. La réponse n’est pas toujours rassurante.

Le sujet qui inquiète le plus, c’est le cadmium. Ce métal lourd est naturellement présent dans certains sols. On en trouve aussi dans plusieurs aliments du quotidien. Mais dans le chocolat, la concentration peut monter vite, surtout quand le cacao est très présent.

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Le cadmium dans le chocolat : un vrai sujet de santé

Le cadmium n’est pas un mot qu’on aime voir sur une étiquette. Selon les autorités sanitaires, il peut poser un problème sur le long terme. L’Anses le classe comme substance cancérigène. Cela ne veut pas dire qu’un petit chocolat va rendre malade tout de suite. Mais une consommation répétée peut devenir préoccupante.

Le vrai piège, c’est que le chocolat fait partie de ces aliments qu’on grignote facilement. Un œuf par-ci, un lapin par-là, puis une petite bouchée de plus. Chez les enfants, le risque augmente plus vite, car leur poids est plus faible. C’est pour cela que les associations appellent à la vigilance.

Dans l’enquête relayée par RMC, plusieurs chocolats noirs affichent une teneur plus élevée en cadmium. Ce n’est pas totalement surprenant. Le cacao noir en contient souvent davantage que le chocolat au lait. Mais cela change beaucoup quand la quantité de cacao est forte et que la portion grossit.

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Jeff de Bruges pointé du doigt par l’UFC-Que Choisir

Le résultat qui frappe, c’est celui du Lapin Gaby de Jeff de Bruges. Ce chocolat noir garni arrive dernier du classement. Son prix n’aide pas à le défendre. Il frôle les 100 euros le kilo, ce qui le place déjà dans la catégorie des achats qui font réfléchir.

Mais le prix n’est pas son seul problème. L’association lui reproche aussi la présence d’additifs à éviter, l’absence de label garantissant la durabilité du cacao et une teneur en cadmium jugée particulièrement élevée. Autrement dit, le produit coûte cher sans offrir les garanties qu’on pourrait attendre.

L’UFC-Que Choisir souligne même qu’avec seulement la moitié du petit paquet de 43 grammes, un enfant de 25 kg pourrait dépasser la valeur quotidienne au-delà de laquelle un risque n’est pas exclu. C’est un signal fort. Surtout à Pâques, quand ces produits sont justement pensés pour les plus jeunes.

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Pourquoi certains chocolats noirs posent plus de questions

Il y a une explication simple. Le chocolat noir contient plus de cacao. Et plus il y a de cacao, plus le cadmium peut être présent. Cela ne veut pas dire qu’il faut bannir le chocolat noir. Il reste souvent intéressant sur le plan du goût et parfois meilleur que d’autres produits très sucrés.

Mais il faut regarder l’ensemble. Un chocolat noir peut être plus intense, plus riche et parfois moins sucré. En revanche, il peut aussi contenir plus de cadmium selon l’origine du cacao. C’est là que l’étiquette et les labels comptent vraiment.

Selon le reportage cité par RMC, l’origine latino-américaine du cacao peut jouer un rôle. Certains sols sont plus riches en cadmium. Ce point explique en partie pourquoi plusieurs chocolats noirs de l’échantillon présentent des taux élevés, comme le Lapin Or de Lindt ou la Poule Monoprix Gourmet.

Comment mieux choisir ses chocolats de Pâques

Il ne s’agit pas de gâcher la fête. Il s’agit de choisir avec un peu plus de recul. Un joli emballage ne suffit pas. Un prix élevé non plus. Le mieux est de regarder la liste des ingrédients, la présence éventuelle de labels et la part réelle de cacao.

Voici quelques réflexes utiles :

  • Comparer le prix au kilo et pas seulement le prix du paquet
  • Vérifier la liste des ingrédients pour repérer les additifs et les sucres en trop grande quantité
  • Privilégier les portions raisonnables, surtout pour les enfants
  • Varier les marques et les types de chocolat pour éviter une consommation trop répétée du même produit
  • Regarder les labels de cacao durable quand ils existent

Un chocolat moins chic peut parfois être plus cohérent. Un produit de distributeur peut aussi mieux s’en sortir qu’une marque premium. C’est le cas de plusieurs références étudiées, qui offrent un meilleur équilibre entre prix, sucre et composition.

Faut-il éviter le chocolat à Pâques ?

Non, bien sûr. Ce serait trop triste. Le chocolat reste un plaisir de fête. Il fait partie des souvenirs d’enfance, des repas en famille et des chasses aux œufs qui mettent tout le monde de bonne humeur. Le but n’est pas de supprimer ce plaisir.

En revanche, il vaut mieux le consommer avec modération. Un panier trop rempli peut vite devenir un vrai surplus de sucre et de matières grasses. Et si certains produits cumulent aussi un taux de cadmium élevé, autant éviter d’en faire une habitude.

Le plus sage est souvent le plus simple. Offrir moins, mais mieux. Choisir des chocolats plus clairs sur leur origine et leur composition. Et garder le vrai plaisir de Pâques, celui d’un moment partagé, pas celui d’un achat trop rapide.

Au fond, cette enquête rappelle une chose importante. Un chocolat peut être beau, cher et très attirant. Cela ne veut pas dire qu’il est le meilleur choix. À l’approche de Pâques, un peu de vigilance peut vraiment faire la différence.

Fabien Lemoine
Fabien Lemoine

Je suis cuisinier formé à l’Institut Paul Bocuse et ancien chef de partie dans un bistrot lyonnais. J’écris sur la gastronomie du quotidien liée au voyage et à la maison. J’aime tester des recettes simples avec des produits accessibles.

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